Abri diatomique #1

Projet d’abri en bois en forme de diatomée (micro organisme aquatique appartenant à la grande famille des phytoplanctons). Taille 15m de long par 2m de haut, soit 3 millions de fois plus grand que l’animalcule originel!…

Beaulieux

Projet de gravure à la tronçonneuse pour la manifestation Beaux lieux près de Tours au printemps prochain. L’idée est de produire plusieurs onomatopées placées à différents endroits de la ville. Comme si des sons s’échappaient dans les lieux publics, comme s’il y avait une vie cachée aux regards des passants…

Un musée du cordel

musée cordel

A Caruaru, aux portes du Sertao, se trouve un petit musée du cordel. Il est situé en plein milieu d’un marché aux allures de souk oriental. Il faut se faufiler entre les échoppes, demander 20 fois son chemin avant de le trouver, mais il est là comme une parenthèse poétique dans la frénésie générale.

J’y ai rencontré Paulo Perreira, cordeliste et poète qui est capable de  déclamer près de 500 cordels. Ici c’est un petit bout de cordel autour d’une thématique très classique du genre: le mari cocu.

Sacatar #9

hollow

En mettant de l’encre sur les bout des bois trouvés sur la plage et en appliquant un tissu ou un papier, on obtient ces traces, des images de fantômes, des suaires indéchiffrables… Rien de révolutionnaire, parfois c’est complètement raté et inintéressant, d’autres fois se produit une forme de magie, de révélation au sens propre…

La Case Rouge

René Belbenoit fut l’un des rares rescapés du bagne de Guyane à livrer un témoignage détaillé sur les conditions inhumaines de détention dans l’enfer pénitentiaire de la République. Son livre publié en 1938 à Los Angeles sous le titre « Dry guillotine » a été réédité à La manufacture des livres en 2012. Il décrit ainsi la Case Rouge, l’un des plus sinistres baraquements de l’île Royale où étaient enfermés les « incos », les bagnards déclarés incorrigibles.

… Les cabinets du second peloton sont situés à l’extrémité du baraquement auquel les relie un étroit couloir long d’environ deux mètres. Il n’y a pas d’endroit au monde où, sur un espace aussi réduit, le sang ait coulé plus généreusement et où il y ait eu plus de meurtres. C’est là qu’on règle ses comptes, qu’on se venge, qu’on laisse éclater sa jalousie. C’est là qu’on dépouille un homme de son argent après l’avoir attaqué par surprise. Combien de fois durant mon séjour à la Case Rouge ai je été réveillé par un cri, combien de fois ai je entendu des gémissements de blessé se transformer en râles d’agonisant! Il arrive qu’une victime s’en échappe et vienne s’abattre entre les hamacs à la lueur falote de la lampe règlementaire. Personne ne se dresse contre l’agresseur. C’est la règle chez les forçats. Mais dans le noir on voit luire les yeux des amis de la victime qui déjà projettent de le venger. Lorsque, armés de lanternes et de revolvers, les gardes et les porte clefs s’engouffrent dans le baraquement, ils savent tout de suite où aller chercher le mort ou le blessé. Souvent en me rendant aux cabinets à une heure avancée de la nuit, j’ai trébuché sur un corps immobile et j’ai dû essuyer mes pieds nus tachés de sang visqueux, aux murs du corridor…

belbenoit

Falloujah

falloujah

Etude pour une pochette de disque… Extrait des paroles du morceau titre « Falloujah »:

Balles sifflantes, têtes sanglantes
Dans ce massacre des innocents
Un sacrifice et un combat
Le nihilisme devient loi
Faucher la paix dans une guerre sainte
Tempête de sang sur des enfants
Quelle croyance te fait soldat ?
Dis moi pour quel résultat ?

Fallait pas y aller !
Fallait pas y aller !
Fallait pas y aller !
Fallait pas y aller !


Fallait pas y aller
La force a provoqué
La colère des cités
La rage des illettrés

Kogi

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Projet que je vais prochainement réaliser dans le cadre de la manifestation « A ciel ouvert » à Riorges, près de Roanne. En haut la simulation d’implantation à partir d’une maquette en bois et en bas le début de la modélisation 3D. L’idée est de construire une demi tête géante dans laquelle on pourra entrer et qui fait référence au peuple Kogi. Des amérindiens du nord de la Colombie qui ont un rapport au monde et à l’environnement qui peut nous aider à méditer sur nos propres relations à la nature… A suivre en avril et mai…

Déroulage #1

Hier j’ai visité l’entreprise Leroy à Epernay qui produit du bois déroulé. Les troncs de peuplier sont taillés comme avec un taille crayon (voir l’image ci dessus) à une vitesse incroyable et une précision au dixième de millimètre jusqu’à produire des feuilles de plusieurs mètres carrés. Je suis reparti de là avec quelques échantillons que je vais tester pour voir s’il peuvent servir d’habillage à mon avion en bois pour Horizons.

Atelier #2

Suite de la construction des éléments de structure pour l’avion qui sera installé au sommet du Puy de Chambourguet dans le cadre de la manifestation Horizons  (juin septembre 2015). Ici l’une des 12 cloisons constituant le fuselage.

Atelier #1

Premier jour de construction des éléments de structure pour l’installation « Zone de turbulences manifestement aggravées » pour Horizons, dans l’atelier de Bernard Gerest à Montreuil.

Le bar du port

Croquis avant gravure pour une nouvelle de Piotr « Un soir de février un port »

Le café bar sombrait dans la tempête. Poussée par une violence démoniaque, elle s’engouffrait dans la tranchée rectiligne de la Rue du Port. Le souffle s’enflait, grondait, montait des quais envahis (…) Aux environs de neuf heures, l’éclairage public s’était arrêté. Pas lui seulement, tout avait sauté. Le transformateur de Plorganeuf, celui là même qui alimentait cette partie isolée de la côte avait sauté. C’est du moins ce qui se disait dans l’atmosphère embrumée du café du port autour des quelques attardés accoudés au comptoir, affalés sur les chaises branlantes, glués à des tables graisseuses, qui supportaient leur verre de vin rouge bruni et leur pinte de bière (…)

Patate cosmique

Projet pour le parcours des fées, dans la vallée de Crevoux dans les Alpes

En tournant autour de l’œuvre, le visiteur découvre qu’une ouverture ronde est ménagée dans la paroi. Elle invite le visiteur à franchir ce seuil. L’intérieur lui offre une perception nouvelle, la lumière est tamisée, les sons environnants sont étouffés, il perçoit des fragments du paysage alentour. En parcourant l’intérieur, il découvre sur les flancs de la construction deux banquettes basses qui l’invitent à s’asseoir ou à s’allonger. Où est-il ? Quelle est cette forme bizarre qu’il a pénétrée ? Une cabane ? Un abri de fortune?  Un lieu de méditation pour quelque secte burlesque ? Et si c’était une pomme de terre venue du cosmos ?…

Pour Laïka

Projet d’installation dans le parc du château de Flers en Normandie

Laïka, une jeune chienne bâtarde récupérée dans les rues de Moscou, fut le premier être vivant envoyé dans l’espace le 3 novembre 1957 dans le cadre du programme spatial soviétique. Morte au bout de quelques heures de son vol suborbital elle fut sacrifiée sur l’autel de la compétition que se livraient alors les deux super puissances de la guerre froide.Pour Laïka est donc d’abord un hommage à ce petit être docile, embarqué dans une aventure dont il fut le héros involontaire. La forme proposée rappelle la capsule Spounik dans laquelle Laïka fut projetée dans l’espace et le matériau qui la compose renvoie à l’image qu’on peut se faire d’une niche misérable : quelques planches mal assemblées pour un abri spartiate. La nuit, la forme s’éclaire de l’intérieur et semble être douée d’une vie propre. Alimentée par des panneaux solaires, les lumières s’allument et s’éteignent, en suivant une pulsation lente. Les couleurs varient imperceptiblement et lorsqu’un visiteur s’approche, des capteurs de présence détectent ses déplacements et influent sur la nature de l’éclairage. Les pulsations s’accélèrent, jusqu’à battre comme un cœur, elles changent de couleur de manière plus rapide, l’installation prend alors une dimension organique. La chaleureuse cabane de bois donne naissance à une sorte d’alien géant, semblant prêt pour le décollage, à moins que ce soit l’âme de Laïka qui vienne silencieusement dialoguer avec le visiteur nocturne…

 

Waaaahm!

Projet que je viens d’envoyer en réponse à l’appel à projet pour le festival « hétéroclites » 2015 à Saint Lô.

« Waaaahm! figure le choc entre une météorite imaginaire et le sol du parc dans lequel l’oeuve est installée. Le visiteur est invité à assister à cet instant, suspendu comme il le serait sur la plaque sensible d’un appareil photographique, où l’objet céleste entre en collision avec la surface de la Terre. Témoin impuissant de l’évènement en train de se produire, il ne peut que constater la violence de l’impact. La roche est en train de s’enfoncer dans le sol, soulevant une gerbe de particules qui se propagent alentour. Que va-t-il se produire désormais ? Une onde de choc va-t-elle se déclencher ? Fera-t-elle des victimes ? Doit-on prendre ses jambes à son cou ? Alerter les autorités compétentes? Seront-elles compétentes ?… »

Réponses courant février…