
Planche à billet, prête pour l’impression, téléchargement libre. Recto mis en ligne demain…
Le blog de Roland Cros

Planche à billet, prête pour l’impression, téléchargement libre. Recto mis en ligne demain…
Les studios Disney viennent de me refuser cette séquence. Je suis désespéré…


Gravure pour un projet de flipbook.
8 secondes de fuite…

Etre français c’est avoir sa vie en France, rien de plus
Dans la prose marécageuse de l’ineffable ministre de l’identité nationale, et de l’immigration patauge une créature aux élans de camarde. Tous les quinze ou vingt ans, depuis les indépendances et l’éclatement de l’empire colonial et au gré des cycliques désastres économiques et sociaux, elle s’extirpe de la vase pour venir se rappeler au bon coeur du commun de français. Plus que jamais la voilà, armée d’un rameau de ronces au bout d’une main sèche, flagellant « l’éparpillement identitaire » et éructant dans tout le pays des mots vieux, épris et pétris d’haleine chauvine.
Cette créature se met à traîner dans tous les plis de nos vies et menace: « nous allons une bonne fois pour toutes fixer ce qu’être français veut dire« . Lancée comme une ogive aveugle à fragmentation -qui cependant sait parfaitement où elle doit frapper-, la grande consultation de l’état sarkozyste sur « l’identité nationale » est partie pour n’épargner personne.
Et désigner à la vindicte en particulier celles et ceux qui, une fois le débat clos, une fois réaffirmées aux frontispices de la nation, les « valeurs républicaines » et la « fierté d’être français« , auront l’insigne déshonneur d’en être jugés étrangers ou réfractaires, incompatibles ou inaptes. Car c’est une frontière intérieure, un cordon de salubrité identitaire, désormais labélisée avec l’assentiment de l’opinion qui va nous être infligée de mains d’experts.
Ce n’est hélas pas faire preuve d’imagination folle que d’anticiper l’issue du « débat ». Tant celle-ci se lit et s’entend déjà partout dans les médias de grande audience. Il y a de fortes chances que nous assistions d’une part au redéploiement d’une conception mythique, essentialiste, ethnocentrée de ce qu’est la France -avant tout un pays européen de race blanche, de culture gréco-latine et de tradition chrétienne. Point barre.
Et d’autre part, à la mise au ban de ce qui n’est pas et ne sera jamais la France en des termes aussi peu neutres que rebattus. Les bandes ethniques causes de toutes les insécurités, les familles polygames, leur marmaille circoncise et leur barbarie importée, les femmes qui se voilent, « s’emburquaïsent » et les hommes qui les y obligent entre deux inaugurations de mosquées ou encore ce rap qui tambourine les refrains criards « de la haine de la France« …
Que sais-je encore? les historiens et philosophes de la cour sauront, à n’en pas douter, enrichir cette liste de nouvelles catégories. Le clivage aura en tous cas la clarté de l’eau pure et le sens de la nuance des partis d’extrême droite: d’un coté la France et de l’autre l’anti-France. Le corps sain et l’appendice pathogène à oblitérer. Ceux qui méritent d’aller et venir d’une part et ceux qui doivent être frappés d’invisibilité d’autre part.
Le débat sur l’identité nationale n’en est pas un. C’est une injonction à l’affirmation ethniciste de soi. Un blanc seing collectif à l’apartheid qui vient.
Etre français, c’est avoir sa vie en France et rien de plus. Cela ne s’interroge pas mais se constate comme un botaniste constaterait la poussée d’un bourgeon. Ce qui devrait se questionner en revanche, et de la plus forte des manières avant de le congédier, c’est l’identité de ce pouvoir qui nous mène au mur, son irrépressible cynisme, sa brutalité, sa morgue, lorsque dans les mêmes semaines, il aligne blagues racistes, rafles et expulsions d’afghans dont il occupe le pays, relaxe, purement et simplement des policiers en cause dans la mort de Laramy et Moushin à Villiers-le-Bel. Deux adolescents niés et invisibles jusque dans la qualification des causes de leur mort.
C’est d’ordinaire le sacerdoce des anges et des démons que de se mêler à la vie des hommes sans être vus. C’est la honte de cette République que de nous offrir, à nous enfants d’immigrés, cette affriolante perspective donc: vivre comme des démons, mourir comme des anges. Nous ne sommes pourtant ni l’un ni l’autre.
Hamé
Groupe La Rumeur 15/11/2009

Retour d’une représentation de la pièce de Tenessee Williams « Soudain l’été dernier ». Superbe huis clos sur l’homme, le prédateur et ses proies dans la moiteur du sud profond…
Essai d’animation visionnable mais encore muette!



Hier matin devant le squatt « l’usine » à Genève, sur une placette encore tranquille construction d’un panneau de 7m2 en préparation du festival punk « Fiesta FZM ».


Quelques heures plus tard, le panneau est gravé et accroché à la façade du squatt… Magique isn’t it?

Plus tard encore… C’était la nuit noire…
Merci à Servane, Stephanie, Vadim, Bibo, Didier et bien sûr Paria le Juste en punkitude…Et coucou à toi Lol

Croquis en vue de la fiesta FZM, festival punk dans le squat « l’usine » à Genève le week-end prochain. Une nouvelle gravure en perspective…

Gravure sur planche de cageot encrée 29cmX8cm


Mes palissades en décor pour le concert du soir dans la salle des fêtes d’Almont les Junies, petit village du nord Aveyron…




Gravure, ce week-end, à Almont les Junies dans l’Aveyron à la demande de l’association « La Mazarotte » qui organisait une soirée expo concert dans la salle des fêtes du village.
A part ma machine qui est tombée en panne trois fois! Le moment était magique, en grande part grâce à la gentillesse, à l’humour et au sérieux (aussi) de Maxime Hurgon et de tous les membres de cette association qui se bagarre pour faire vivre mais aussi bousculer ce petit bout de la vallée du Lot avec des sons et des images nouvelles… Merci à eux! La tartiflette était parfaite

Parmi les oeuvres exposées, il y avait les sculptures mobiles et parlantes de Louis de Verdal, un incontournable de l’Art brut…

Paru dans Al Akhbar aujourd’hui. J’ai pas encore la traduction…
Et aussi:
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/86E031E6-A19F-4574-AA68-CEB90F2DF94A.htm


Ca y est c’est fini! Dernier panneau aujourd’hui dans la rue Verdun en hommage aux « Sukleen ». Sukleen, c’est le nom de la compagnie de nettoyage urbain qui assure l’entretien des rues de Beyrouth. Ils sont des dizaines de petits bonshommes verts qui arpentent inlassablement les trottoirs de la ville munis d’une petite pince au bout d’un manche pour traquer le moindre mégot abandonné. Malgré leur couleur voyante agrémentée de bandes fluorescentes, ils sont invisibles, transparents aux yeux des passants, on ne remarque plus leur présence silencieuse. Anonymes ils sont même confondus avec le nom de leur employeur…


Pour pouvoir installer mes panneaux gravés dans la rue tres « hype », de Verdun, les organisateurs du festival ont négocié avec l’association des commercants du quartier. Ces derniers ont fait savoir, apres avoir pris connaissance de mon travail, qu’il ne voulaient pas de ma part des images trop dures qui auraient pu faire fuir, ou réagir négativement leurs clients. On ne badine pas avec le tiroir-caisse, c’est bien connu! Ils ont demandé aussi a voir mes croquis à l’avance pour donner leur accord. Ce qui fut fait et ils en ont refusé un: celui de la dame assise qui fume (juste au dessus), au prétexte qu’il caricaturait leurs « coeurs de cible ». Passant outre je l’ai réalise aujourd’hui au prétexte que peu me chaud l’éventuel manque d’humour de leurs chalands. Pas de réactions pour le moment…
Sur la face opposée a la scène d’hier, j’ai gravé aujourd’hui cela…

Plein de gens sont venus pour discuter! Pour comprendre à quoi ça sert… Un monsieur parlant anglais m’a dit « les conducteurs de motos, ce sont des criminels ici à Beyrouth. Mon frère s’est fait tuer par l’un d’eux il y a un an. Vous faites bien de les représenter comme des diables!… »
A propos de Diable, l’ami Bassel m’a raconté cette anecdote: un cheik saoudien a récemment lancé une fatwa contre Mickey. Ce dangereux vecteur de la débauche. Oui, il a demandé la mort de Mickey Mouse! Du coup dans les rues de Beyrouth, toujours très réactives, on trouve ça:

Traduction: « Tiens bon Mickey on est avec toi! »
Ce soir installation avec Mahmoud de la prochaine palissade que je graverai demain des l’aube


Aujour’hui transport, installation de deux palissades et gravure de la première au milieu des bagnoles. Je me suis fait un pote parmi les habitants du quartier: un refugié palestinien très affectueux qui m’a donné plein de conseils pour bien réussir une gravure à la tronconneuse. Je suis pas sûr d’avoir tout retenu parce qu’en fait, il m’expliquait tout par gestes…





Demain je commence la gravure a l’entrée de la rue Verdun. Les panneaux seront installés à trois endroits et les images s’inspireront de scènes de la rue de Beyrouth… Rien qui soit de nature à choquer les sentiments ou les convictions qui sont ici à fleur de peau…


Fin de la fabrication des panneaux mise en peinture et quelques croquis. Au total j’aurai 15 mètres à graver en trois endroits de la rue Verdun, la « voie sacrée » des consommateurs beyrouthins!
Je viens de comprendre pourquoi mon projet initial de réaliser un labyrinthe en planches (billet du 23 aout) n’a pas été retenu par les organisateurs du Beirut Street Festival. Ici, on a l’obsession de l’attentat, alors on évite les angles morts dans lesquels pourraient etre dissimulés des engins explosifs. Ce matin, naïf, j’avais proposé de construire un triangle de panneaux fermés sur eux mêmes, mais Zico, le maitre des cérémonies festivalières, m’a gentiment fait comprendre qu’il ne voulait pas prendre ce risque. Quand on a vécu la guerre urbaine, on a semble-t-il, retenu cette lecon…




Aujourd’hui, c’est l’Aïd, tous les commerces sont fermés et comme je n’ai plus assez de bois pour construire les panneaux à graver, il me faut attendre demain leur réouverture. Du coup, je me suis fait une grande ballade dans la ville appareil photo en bandoulière, comme autrefois… Croquis de la Corniche, de la banlieue Est et du centre ville…
Aujourd’hui construction de 5 mètres de palissade en compagnie des automobilistes givrés qui descendent la rue Spears en contrebas comme si c’etait le grand prix de Monaco, alors que c’est un dimanche tout con comme les autres! Le plus fort c’est quand même les motards qui dévalent l’artère sur la roue arriere. Sans casque, c’est âââchement plus drôle!
J’en ai un peu plein les oreilles…



Bienvenue à Beyrouth! Je viens ici pour le festival de rue qui y est organisé pour la 6 ème fois. Faut-il toutefois consacrer un festival à la rue beyrouthine tant elle en elle-même un spectacle visuel et sonore perpétuel? Ca pulse jour et nuit et non sans humour… Quelques pochoirs croisés aujourd’hui!


Changement de programme, plutôt que de m’installer le long de la pelouse qui figure sur la photo du billet du 14/09, je vais utiliser les poteaux metalliques au premier plan pour arrimer les panneaux. Demain je commence leur construction…

-Demain, départ pour Beyrouth et le 6ème « Street festival » où je vais graver deux palissades…
-Où ça?
-dans la rue, banane!
Vous pourrez suivre l’avancée du travail jour par jour, je l’espère… Si vous pouvez pas venir me voir dans la Suisse du Moyen Orient, je vous propose la Suisse tout court. Le 24 octobre aura lieu un festival post punk dans le grand squat hstorique de Genève « l’Usine ». A part quelques furieux sur scène (voir le flyer), vous pourrez aussi assister à un petit atelier d’art plastique. L’ami Lol, moi même et d’autres allons animer au profit des crêteux de la place, un stage d’aquarelle, peinture sur soie et macramé… Bienvenue et n’oubliez pas les boules quiès!



Des panneaux seront installés dans trois lieux du quartier commerçant de Verdun à Beyrouth dans le cadre du prochain « street festival ». Voilà les emplacements proposés et une préfiguration de la position de gravures futures…

Aujourd’hui tirage à la presse de plusieurs images destinées aux lampes d’Alexis (voir billet du 5 juillet) en vue d’une expo-vente du 25 au 27 septembre dans le cadre des ateliers d’artistes de Menilmontant (atelier n°48, 39 rue de la Duée 75020 Paris). A bon entendeur!…

Je viens de commencer un nouveau carnet, alors à la tienne!
Hier, visite au Musée d’Art Spontané de Bruxelles. Lieu accueillant sur la commune de Schaerbeek non loin du centre ville qui présente le travail d’artistes autodidactes allant de l’art naïf à l’art brut. Beau jardin. Un projet s’est fait jour pour une expo de gravures à la tronçonneuse en juin prochain… A suivre…

croquis qui servira ou pas…


Dans un mois aura lieu le « Street festival » de Beyrouth (Liban). Je suis invité à y réaliser une oeuvre à la tronçonneuse. Voilà la forme que je propose aux organisateurs: une sorte de labyrinthe sans issue installé dans la ville et dans lequel le visiteur pourra pénétrer. Je pense graver la face extérieure et habiller l’intérieur de papiers découpés ou déchirés. Maturation en cours…



Jeudi 13, il y a juste une semaine, Robert Jammes, l’ami qui m’a accueilli sur sa terre de « La Faïsse » et moi même, avons organisé une petite fête en forêt pour inaugurer l’exposition de ma « BD des bois ». On a regardé le jour s’éteindre, il faisait doux, tous imaginaient un sens à cette scène de planches, le vin a coulé et les mots aussi. On serait bien restés… On reviendra… Les personnages eux sont toujours là, silencieux et immobiles, en plein drame d’un coup de feu suspendu. Que leur arrivera-t-il quand l’hiver les saisira?




C’est la première fois que je me risque à autre chose que la figure humaine… Certains y voient une allusion à Guernica… Sorry mister Picasso!


C’est dans ce bois que tous les étés, enfant, je venais jouer aux cow-boys et aux indiens pendant l’été avec mon copain Denis, mais c’est ici aussi qu’on venait évoquer la mémoire et les exploits du Robin de bois de la région, le bandit Pomarède qui finit pendu au bout d’une corde dans les débuts du XIXème siècle du coté de Bédarieux… La scène prend forme…

Au lieu dit la Faïsse près de Murat sur Vèbre dans le Tarn, j’ai entrepris de réaliser en pleine forêt une sorte de bande dessinée en décor naturel…

arrivée dans l’ordre…

Toujours pour le livre « les mémoires d’Emiliano Zapata racontées par son cheval » une ébauche torride et une arrivée de tiercé dans le désordre!