Produit non alimentaire…

20 grammes de rage et de mauvaise foi sous film étirable. Contenant 4 linogravures plus ou moins fraîches pour que « vivent nos espoirs et que brillent nos colères » avant la date limite de péremption… Disponible sous 24 heures. Règlement par paiement non sécurisé

Electromane

C’est pas ma maison mais, c’est promis, quand j’arrête la gravure, je me mets à la guirlande électrique et rien à foutre si je fais péter le compteur! c’est tellement bon d’être vulgaire…

Joilleu Noyel!

Je travaille dur de mes petites mains pour préparer les cadeaux. Si vous ne recevez pas le votre dans les 5 jours, réclamez au service marketing qui réparera l’erreur dans les 48 heures chromo

Singes aveugles et sourds

Singes, oui encore des singes, mais je promets d’arrêter bientôt! Laissez moi jusqu’aux réveillons. Ils sont photocopiés sur du papier de boucherie, charcuterie, volaille, rotisserie… au format A4.
Au fait saviez vous que Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru qu’il faisait de la peinture? On fait quoi, nous?…

Connaissez vous Julie Doucet?

« Doucet » on pourrait s’attendre à quelque mièvrerie avec un nom pareil, non chez Doucet y a que de la tendresse, celle qui confine à la cruauté… Certains prétendent que ce portrait me ressemble. Je m’insurge, je ne porte jamais de chemise à fleur et très rarement des shorts!

Rafle au BTS

Le 17/11/2008 4 gendarmes accompagnés d’un chien d’attaque (à moins que ce soit le contraire) ont fait irruption dans une classe de BTS à la recherche de suspects! Ils y ont semé la panique, procédé à des fouilles au corps à la recherche de dangereux produits stupéfiants… Ils n’ont rien trouvé. Ils ont juste exprimé leur barbarie. Ci dessous le témoignage du prof. Ca glace! Si ça marche pas, vous pouvez l’écouter sur le site de « là bas si j’y suis » (france inter)
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du Son

Dans les années 70, la Guinée a été le creuset d’une bouillonnante création musicale sous l’impulsion du président de l’époque. Cette compil qui vient de sortir fait revivre le son des années discothèque. C’est magistral, notamment le Bembeya Jazz National

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Pigalle?

C’est le détail d’une linogravure de 40X50. Une scène de rue qui pourrait être à Pigalle. Au fait, vous connaissez sans doute l’expression: « Dieu est dans les détails »… Mais moi j’ai jamais vraiment su exactement si c’est Dieu ou le diable qui est dans les détails!…

Austral retour

Après plus d’un mois de silence je reprends le blog.
Pour preuve et excuse de cette absence ci dessous une image du tournage que je viens de finir en Afrique du Sud. Nomonde Maxegwana, mère de famille qui vit dans un squatter’s camp de la banlieue du Cap répond a nos questions. Elle explique la précarité de sa vie: menaces d’expulsions, absence d’eau courante, électricité aléatoire et criminalité permanente… La « nation arc en ciel » gronde de sombres nuages. Le film s’appellera « Trois familles en Afrique du sud », il sera terminé début janvier et visible prochainement sur France 5.

Je reprends la gouge, la scie et le crayon, de nouvelles images arrivent avec l’hiver…

Diagnostic tac

Je viens de vérifier tous mes systèmes extérieurs de défense, comme indiqué sur le schéma. Cils, ongles, paupières, crâne… tout est là! Et moi, contrairement au monsieur, ma mastoïdite s’est calmée. Tous les indicateurs sont donc au vert pour mon prochain départ en Afrique du Sud. J’y retourne demain pour le tournage d’un documentaire qui durera 3 semaines. Gravomane sera donc en jachère quelque temps pour mieux redémarrer bientôt avec de nouvelles images…

Ecorce et vifs

Quelle est la cause de leur fuite? Y aura-t-il un « happy end » à cette poursuite infernale? Est-ce une scène tragique ou burlesque? Le visiteur est invité à parcourir ce cinémascope de planches et à imaginer quelques réponses possibles…

Le seul moyen pour garder une trace de la palissade que j’ai gravée dans le parc d’Auzette à Limoges en juillet dernier était de la filmer en travelling. Impossible d’en faire une photo générale lisible. Trop long (30 m) par rapport à la hauteur (2,30 m)!
Pour voir des détails de l’oeuvre, aller dans la rubrique « Galeries » et cliquer sur « Limoges 2008 ». Pour lire le journal de la création, aller dans « Archives » et cliquer sur « juin et juillet 2008 ».
Commentaires bienvenus…

Et maintenant, prions…

Je me lève et que lis-je ce matin à mon grand soulagement dans la presse?
Qu’enfin le poste d’ambassadeur de France au Saint Siège est pourvu après des mois d’une insupportable vacance! Prions donc mes frères pour Stanislas Lefebvre de Laboulaye ce diplomate raffiné, ami personnel de Marie François René Galouzeau de Villepin qui va avoir la délicate mission de représenter ce qui reste des lambeaux de la fille aînée de l’Eglise auprès de sa sainteté notre bien aimé Pape Benoît. Amen!

La puntada!

Une petite vidéo-souvenir de la gravure d’une palissade à Limoges en juillet dernier. Ca dure une minute. La chanson c’est un extrait de « La puntada » un corrido mexicain de Astrid Hadad (Album El calcetin, Discos Continental MECDD 2226, www.worldmusic.net) J’adorrrr!
Merci à Jean Paul qui a eu l’idée de cette petite animation
Avant, ce billet s’appelait « viva la muerte » j’avais fait une erreur politique impardonnable (voir le commentaire)

Et toujours simiesque

Rentré de repérage pour un prochain documentaire en Afrique du Sud, il m’a fallu un peu de temps avant de pouvoir me remettre aux crayons. Ce qui vient ce sont toujours les singes… Peut être parce que j’en ai vu là bas et des inquiétants, des babouins qu’on les appelle

Tango fatal

Gravure sur bois 35X45. Admirez l’aisance conquérante du mâle, l’abandon lascif de la femelle et la finesse du détail dans le collier de perles… (Putain que je me suis fait chier à les tailler une à une!!!). Départ demain en Afrique du sud pour la préparation du tournage d’un documentaire. Patience, gouges, tronçonneuses et crayons, je reviendrai, c’est promis.

Push!

Pour le moment j’aime bien faire des croquis de singes. Je sais pas trop où ça me mène… Pas très loin des hommes en tout cas

Lui non plus ne sait pas trop où son geste le mène… et vous ça vous mène où?

Brève de comptoir

Retour à la linogravure après de longues semaines d’infidélité pour cause de tronçonneuse, avec la préoccupation d’être plus narratif que percutant mais surtout de créer des profondeurs, d’étager les plans. Une chose avec laquelle je ne suis pas forcement très à l’aise. Ca se voit n’est ce pas?


(linogravure 2 couleurs 40X50)

Je me rends compte que dans cet aller retour entre les outils et les supports: tronçonneuse sur bois et gouge sur lino, la tronçonneuse m’aide plutôt à libèrer ma façon de traiter les visages, les volumes, les clairs et les ombres alors que la linogravure nourrit plutôt les thèmes, alimente les situations, les postures et les physionomies…
C’est bien sérieux tout ça, est ce bien intéressant? Il est temps que je prenne des vacances!

2008 année olympique

L’autre jour, j’ai entendu un médecin du sport parlant à la radio des affaires de dopage dans le Tour de France, vous savez, ce feuilleton de l’été avec héros récurrents: dealers, toxicos de moins de 25 ans, flics, pièces à convictions etc… (A propos des pièces à conviction, ces doses de came qui aident à monter les cotes, je suis toujours étonné d’entendre dire que les flics les trouvent dans les chambres d’hôtel des coureurs. Ils sont vraiment trop cons ces vélocipédistes des temps modernes, ils pourraient pas la planquer un peu leur came? Les vrais junkies, eux, ils ont de l’imagination au moins, ils mettent ça dans la doublure de leur futal, à l’intérieur des cuvettes de chiottes, dans des capsules de bière, chais pas moi… Non eux, c’est dans la chambre d’hotel, pourquoi pas en sautoir autour du cou tant qu’ils y sont…. Du coup, c’est pas trop dur d’être flic dans ces conditions!)
J’en reviens donc à ce médecin qui disait que les produits dopants actuels sont si proches des molécules produites par le corps humain que leur présence n’apparait comme suspecte que si on peut comparer leur présence et leur dosage sur une longue période. Sa conclusion était qu’à Pékin, comme aucun contrôle préalable des athlètes n’a été effectué on peut prédire que tout le monde se dopera sans crainte et que les vérification, par essence inefficaces sur ces nouveaux produits, concluront que les jeux ont été « propres ». Y avait déjà d’assez bonnes raisons de boycotter les JO… éteignez donc vraiment la TV!

Travaux domestiques

Après trois semaines de plein air bercées du doux son de la tronçonneuse me voilà de retour à la maison où je reprends mes petits travaux domestiques dans le silence monacal de mon atelier bellevillois. J’achève donc ce trio de musique barrock commencé il y a… Longtemps. Gravure sur bois 35×45

Question: le guitariste tire-t-il la langue parce qu’il est vraiment rebelle et qu’il veut que ça se sache ou parce que le chanteur lui marche sur le pied?

De la palissade à Lapalisse,

Il faut absolument que vous passiez par Lapalisse (Allier) pour visiter le musée d’art brut. la collection est sans doute la plus fabuleuse que j’aie jamais vue. C’est Luis Marcel, l’oragnisateur du festival auquel je participe ces trois prochains jours qui l’a réunie. Le site internet c’est www.art-en-marche.fr et la visite en vrai j’vous dis pas: c’est un choc! Il est question ici d’art populaire contemporain, quelquechose de frais et d’immédiat
Nous sommes donc 5 artistes à la tronçonneuse à saturer pendant 3 jours donc les oreilles des pauvres lapalissois. Il y a notamment Jean Rosset un paysan de l’Isère qui est un des premiers à avoir utilisé la tronçonneuse pour sculpter. Quarante ans de cambouis sur les mains et de sciure dans les yeux…

Mais il y a aussi plein d’autres artistes qui sont là pour faire découvrir leur travail aux locaux et visiteurs avertis.

Cet après midi, rencontre avec un couple venu de Grenoble qui prend cette année 4 jours de vacances spécialement pour assister à ce festival et pour qui la découverte de l’art brut a été une révélation. Rencontre aussi avec Philippe Burnel, un artiste de verdun, un rageux! www.philippeburnel.org

Le début ou la fin?

Bon aujourd’hui c’était l’inauguration de l’expo à Limoges, presse locale, officiels de la mairie, discours amicaux et petits fours

Déjà la palissade me semble appartenir au passé. C’est bizarre. Les personnages courent comme des grands sur les planches…

Demain je pars à Lapalisse (Allier) pour un symposium d’artistes à la tronçonneuse… Ca promet!!!

Jour 11

Ca y est, c’est fini! j’ai donné mon dernier coup de tronçonneuse cet après midi. L’image là en dessous ce sont les 30 mètres de palissade et les 18 personnages gravés. C’est tout petit je sais! Mais plus tard vous pourrez voir des détails en vidéo. Patience ou alors venez sur place.

Ce matin un type m’a dit, mais pourquoi vous faites des bonshommes tordus comme ça, c’est bizarre. Vous devriez faire une ferme, avec des poules des vaches, le fermier, la fermière, les cochons ce serait pas mal aussi… En voilà une idée qu’elle est bonne!

Moi, après 7 jours de tronçonneuse, j’ai les bras à peu près dans l’état de ceux du type là, au dessus, éclatés! mais ballants aussi, ça fait un grand vide soudain de plus aller au boulot tous les matins dans le parc d’Auzette de Limoges.

Jour 10

La gravure est presque terminée, il reste deux personnages à faire émerger de la palissade. Lundi soir ce sera fini…
Hier une petite fille (Lily 7 ans) est venue m’apporter sous la forme d’un dessin, son interprétation de la scène qui apparait jour après jour dans le parc d’Auzette. Pourquoi ces personnages s’enfuient ils? Quelle sera l’issue de cette course poursuite? Voila sa réponse…

Il était une fois une pieuvre géante qui courait après les villageois et elle voulait les enfermer dans des chaussettes géantes

Samedi soir, pique nique devant la palissade avec tous les zamis. Temps frais, chaleur humaine!

Le temps des incendiaires…

Jour 09

Ce matin installation de la deuxième partie de l’expo dans le jardin d’hiver de la Bibliothèque de Limoges. Mes panneaux prennent un air trop pical.

Dans la parc d’Auzette la gravure continue pendant les travaux. Les interprétations des passants se télescopent. Certains voient dans la course éperdue de mes personnages une fuite de l’humanité devant les menaces du réchauffement climatique. Comme en leur temps les dinosaures chassés par un cataclysme tellurique… D’autres pensent au texte de Thomas Hobbes (philosophe anglais du 17ème) présentant une humanité lancée dans une course que seuls les meilleurs gagnent… Ambiance fin d’empire, décadence à tous les étages. Le passant était pessimiste aujourd’hui!

Moi je vois juste qu’il ne me reste que 5 personnages à sortir de leur gangue à moins que ce ne soit de leur gang!

Jour 08

J’ai franchi le cap de la moitié, plus que 7 personnages à graver! Yeah! La tronçonneuse commence à peser sérieusement dans les bras en fin de journée… Les passants se livrent à des interprétations aussi diverses qu’encourageantes: danse macabre, course poursuite, burlesque, comique, inquiétant, angoissant, tout ça je m’y attendais un peu mais celui qui m’a le plus surpris, c’est un petit garçon à qui Baptiste (mon fidèle, zélé et prévenant assistant) demandait qu’est ce qui fait courir ainsi tous ces personnages? et qui lui a répondu « Ils vont à la pharmacie »… a demain…

Jour 07

Aujourd’hui pluie fine sur le parc d’Auzette, mais toujours des visiteurs et parmi eux les premiers habitués qui viennent chaque jour voir ou en est l’avancée du travail. Des relations se nouent autour de la palissade, comme cette voisine, ancienne tenancière de bar dans le quartier qui nous prête un balai pour nettoyer la sciure le soir et qui nous apporte de l’eau fraîche parfumée au sirop de pêche dans l’après midi. Jusque là, je n’avais gravé que des silhouettes, je ne m’étais pas lancé dans les détails des visages. Ce matin je m’y suis collé. J’en ai fait 5 en 10 minutes, d’un même geste définitif, soudain des caractères sont apparus, comme ce personnage à profil d’oiseau…

Jour 06

Plein de visites aujourd’hui. D’abord Mohammed Alidou un ami venu du Bénin qui a fait un crochet par Limoges pour nous voir. Assis dans la pelouse, me regardant m’acharner sur ces pauvres planches de sapin, il se demandait si décidément les blancs ne sont pas un peu cinglés. Il nous a raconté des belles histoires de marabouts avec des malédictions, des bandits, des résurrections, des anges et des poisons… Un morceau d’Afrique qui est reparti par le train de 13 heures 50…

Ensuite il y a eu des groupes d’enfants que Baptiste a fait raconter ce qu’ils voyaient sur la palissade. Réponses: des gens qui courent, qui dansent et qui font la bagarre…

Pour finir on s’est amusés à filmer un personnage en train d’apparaître. Work in progress on vous avait dit!

Jour 04

Il y aura 17 personnages sur la palissade + des petits bouts qui trainent par ci par là.
Je les ai posés à la craie.
Un gamin passe et me dit depuis son vélo
-Vous allez faire quoi?
-Je vais graver à la tronçonneuse
-Ah comme moi. Mais c’est dur à faire, moi j’avais commencé à graver la porte du garage mais ma mère m’a engueulé alors j’ai pas fini…

Jour 02

Aujourd’hui, les camions sont venus déposer les 10 panneaux de 3 mètres de base dans le parc d’Auzette et les menuisiers de la mairie de Limoges ont commencé à les assembler. Equerres à l’arrière et piquets de fer plantés dans le sol, 2 par équerre.

Les passants se demandent ce que va bien pouvoir cacher cette palissade qui n’enferme rien. Moi, je m’inquiète à l’avance à l’idée que la tronçonneuse va faire un certain barouf et que le voisinage risque d’apprécier moyennement à la longue…

Jour 01

Les menuisiers de la ville de Limoges ont commencé à construire en atelier les éléments d’une palissade de bois de 30 mètres de long qui va ensuite être installée dans le parc d’Auzette. Dans quelques jours, j’en commencerai la gravure à la tronçonneuse.

Il y avait une certaine émotion et quelque appréhension à voir s’empiler ces panneaux de 3 mètres par 2 dans la cour des ateliers municipaux. Une surface à graver de près de 70 mètres carrés comme je n’en ai jamais affrontée m’attend désormais…